LE FILM

LES CONTES D’HOFFMANN

2010
du 16.04.2010 au 03.05.2010
Catégorie : Opéra
Genre : Opéra
Durée : 3 semaines
Lieu : Opéra Bastille
Electricien(ne)
C’est un véritable bonheur que de retrouver cette splendide production des Contes d’Hoffmann, une des plus réussies de Robert Carsen pour l’Opéra de Paris. Créée en mars 2000, elle n’a pas pris une ride malgré ses dix ans, et fonctionne toujours aussi bien : pour qui ne l’a jamais vue, le numéro de la poupée nymphomane fait toujours autant rire, et le même murmure d’admiration accueille l’ouverture du rideau de l’acte III ; pour qui la connaît déjà, il y aura toujours un détail, un raffinement, une suggestion, qu’il n’aura pas encore remarqué, et qui ajoutera à son plaisir.

Mais qui dit reprise dit nouvelle distribution. Dans cette production où se sont illustrées les plus grandes stars de l’art lyrique, quelle Olympia pourra faire oublier Natalie Dessay, quel diable effacera le souvenir de Bryn Terfel, quelle Muse sera plus poétique qu’Angelika Kirchschlager ? Aucun chanteur du cru 2010, hélas !

Franck Ferrari, pourtant fort bienvenu en ce même lieu dans d’autres rôles, n’a rien à partager avec les quatre diables. La projection est plus que limitée, régulièrement couverte par l’orchestre, les graves assourdis, les aigus douloureux. Laura Aikin remporte un franc succès par son incarnation scénique, mais est vocalement très à la peine. Ekaterina Gubanova est une Muse vulgaire, avec une voix beaucoup trop lourde.

La bonne surprise vient de Giuseppe Filianoti, qu’on n’attendait pas dans ce rôle. Le timbre clair, les aigus faciles, la prononciation précise, l’endurance, dessinent un Hoffmann tout à fait convainquant. Belle Giulietta également de Béatrice Uria-Monzon. Inva Mula, malgré une diction relâchée, incarne une Antonia très poétique. Rodolphe Briand et Léonard Pezzino sont absolument impayables dans les emplois de ténor comique. Alain Vernhes, Luther de luxe et formidable Crespel, remet les pendules à l’heure en ce qui concerne les notions de beau chant. Le chœur gagne quant à lui le prix de la plus belle diction.



On avait aimé, à l’occasion de la sortie du DVD, la direction de Jesus Lopez-Cobos. On l’a trouvé cette fois-ci brutale, sans poésie, constellée de micro-décalages. Gagné lui aussi par la routine ?

L'AFFICHE

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DIVERS

Visuel
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L'EQUIPE

RICHARD Elizabeth : Electricien(ne) 
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ELIZABETH RICHARD

Née le 29 Février 1980
Nationalité Française
Titulaire du permis B
Véhiculée

Equipée d’une unité de tournage 4K